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On retrouve des traces de grains d’épeautre jusqu’à 9 000 ans avant JC et sa culture remonterait à 3000 ans avant JC. Les 1ères mentions de cette céréale se retrouvent dans la Bible. Elle était connue et cultivée dans l’Egypte ancienne.

C’est aux Barbares que l’on doit l’introduction de l’épeautre en Europe du Nord. Cette céréale rustique couramment cultivée sur les sols pauvres avait presque entièrement disparu au XXème siècle, abandonnée à cause de son faible rendement. Mais son déclin avait déjà commencé au XIXème siècle. En effet,  le grain reste fortement attaché à la balle (enveloppe)  et nécessite un laborieux décorticage avant de pouvoir être travaillé. Or les moulins artisanaux qui détenaient ce savoir-faire commençaient déjà à disparaître  progressivement dès la fin du XIXème siècle.



Aujourd’hui, la Belgique est le 1er producteur mondial. On cultive aussi l’épeautre en Alsace, dans les Ardennes Françaises et en Toscane. Cette répartition s’explique par la présence de sols pauvres et/ou de conditions climatiques rudes qui lui conviennent bien.

Très résistant, robuste, peu sujet aux maladies,  l’épeautre pousse naturellement sans engrais ni pesticides. Comportant plusieurs variétés, c’est une céréale tout à la fois savoureuse, onctueuse et digeste.

  
 

Sa composition nutritionnelle est très proche de celle du blé. Il est cependant plus riche en protéines : jusqu’à 16 % en moyenne contre 12 % en moyenne pour le blé. Sa teneur en magnésium, 10 fois plus élevée que celle du blé, en fait un anti-stress idéal ! L’épeautre contient également une bonne teneur en fer, phosphore, vitamines A, E, PP et B.

- L’épeautre, contenant de la gliadine, est interdit dans les régimes sans gluten.